jeudi 3 septembre 2009
Ali Bongo Ondimba élu president du Gabon !

C'est Europe1 qui vient de l'annoncer.
(crédit photo/AFP)

C'est Europe1 qui vient de l'annoncer.
(crédit photo/AFP)
Comme à la plage, comme à la Sablière quartier pour nantis de Libreville capitale du Gabon, le candidat de la France de Nicolas Sarkozy et du Cameroun de Paul Biya, dernier bastion de la Françafrique de la Baule version Biya et non Mitterrand, Ali Bongo Ondimba, sera-t-il élu à la présidence de la République gabonaise ? Il héritera en quelque sorte de ce poste occupé par son feu père, Omar Bongo Ondimba, depuis 1967. Partout dans les pays du tiers monde, devrais-je dire quart-monde, c’est la mafia politico-financière qui gère le pays, ou plutôt, les ressources du pays et malheureusement l’élite intègre et honnête est minoritaire pour pouvoir inverser la donne ; peut-être dans un siècle !
Ali Bongo Ondimba : le dauphin deviendra-t-il roi ? Des observateurs de l’Union africaine et d’une ONG panafricaine ont jugé mardi que le scrutin était conforme à la loi, en dépit « d’irrégularités et de faiblesses ». Mais,n Libreville ne répond toujours pas. Pourquoi ?
Le Mollah Ali Bongo Ondimba, 50 ans, hérite donc avec semble-t-il un traficotage judicieux sans faille ni bavure, de la tête de l’ex petit émirat pétrolier africain du Gabon qui vit sa première crise politique majeure. Désormais supplanté par la Guinée Équatoriale, le nouveau eldorado pétrolifère de Theodoro Obiang Nguema Mbazogo, le pays est lui aussi victime d‘une crise économique qui se pose avec acuité…
Opposant jusqu’à la moelle, Pierre Mamboundou, 63 ans, président du principal parti d’opposition, l’UPG (l’Union pour le peuple gabonais) serait en réalité le grand gagnant de cette élection. L’homme, qui a réuni ses partisans devant la Commission électorale n’aura que ses yeux pour pleurer ? Qui le soutiendra ? Les principaux alliés (chefs d’États) de l’ancien patriarche Omar Bongo Ondimba aka Le Mollah Omar comme le nomme avec justesse Le Gri Gri International, se sont semble-t-il déjà précipités pour féliciter le fiston alors que rien n’est encore officiel.
S, avoir gagné la partie avec plus de 50,1% des voix. Ce genre d’esbroufe alors qu’il y a en lice 17 candidats est plutôt malsain. Cet apparatchik du régime, politologue brillant issu de la Sorbonne, est simplement le frère et faux frère désormais d’Ali Bongo Ondimba avec lequel ils furent des jeunes réformateurs au sein du PDG.
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