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1L'Expressiondz NOUVEAUX CAS DE GRIPPE PORCINE CONFIRMÉS EN ALGÉRIE L’école en Alerte Yasmine ZOUAGHI - Mardi 27 Octobre 2009 - Page : 4
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| La menace se précise |
| R. BOUDINA |
| Parmi ces nouveaux cas recensés par le ministère de la Santé, six enfants sont scolarisés et résident à Beni Saf, dans la wilaya de Aïn Témouchent. Ce qui porte à 63 le nombre de cas confirmés dans notre pays.
Les premiers cas confirmés de grippe A/H1N1 au niveau des établissements scolaires viennent d’être recensés. Selon un communiqué du ministère de la Santé, pas moins de dix nouveaux cas de grippe A/H1N1 ont été confirmés par les services du laboratoire de référence de la grippe de l’Institut Pasteur d’Alger (IPA). Il s’agit de 4 adultes et 6 enfants. Ces derniers dont l’âge n’a pas été divulgué mais qui demeurent certainement scolarisés, tous résidant à Beni Saf dans la wilaya de Aïn Témouchent, ont été contaminés après avoir été en contact avec un cas déjà confirmé par le même laboratoire. Quant aux adultes, il s’agit de deux hommes âgés de 40 et 45 ans résidant à Alger et revenus respectivement de Grande-Bretagne et de France, d’une femme âgée de 63 ans résidant à Alger et revenue de France, tout comme le quatrième cas qui est une jeune femme âgée de 20 ans résidant à Oran et revenue récemment de ce même pays, précise le communiqué du ministère. Cependant, le communiqué ne souffle mot quant aux précautions prises au niveau des établissements où sont scolarisés les enfants contaminés, ni si ces enfants sont scolarisés dans le même établissement et ont été, sûrement, en contact avec d’autres élèves. En outre, le communiqué laconique du ministère n’indique pas si les écoliers ont été soumis à des tests de contrôle, encore moins si les élèves seront mis en quarantaine selon les normes en vigueur. Par ailleurs, le communiqué ne mentionne pas si les cours au niveau de l’établissements où sont scolarisés les 6 enfants, seront suspendus en attendant les résultats des tests, dans le cas où ils sont effectivement effectués. La sonnette d’alarme est tirée. La panique règne en dépit des différents discours rassurants des responsables du secteur. En effet, lors de la rentrée scolaire, le ministre de l’Education nationale avait révélé que la stratégie adoptée consiste à faire de la sensibilisation auprès des élèves et du personnel enseignant, et prévoit des cours sur l’hygiène personnelle, dans un premier temps, et la seconde qui n’interviendra que si l’Algérie atteint un pic de cas de grippe porcine, consiste à fermer les écoles et à faire de l’enseignement à distance via la télévision, la radio et lnternet. Dans d’autres pays, l’état d’urgence est décrété dès l’enregistrement de cas de grippe A/H1N1. En Algérie, la propagation de la grippe porcine ne semble pas près d’être contenue. Ainsi, avec ces dix nouveaux cas, le nombre de personnes atteintes de la grippe A/H1N1 enregistré jusqu’à aujourd’hui en Algérie s’élève à 63 cas confirmés dont aucune forme sévère et aucun décès, indique la même source, qui relève, en outre, que tous les cas enregistrés sont des cas importés ou liés à des cas importés. Les plus récents remontent au début du mois d’octobre, puisque trois cas ont été confirmés par le laboratoire de l’IPA et qui concernaient deux jeunes âgés de 25 et 20 ans résidant respectivement à Alger et à Constantine, revenus des Etats-Unis d’Amérique et de Jordanie ainsi qu’un homme âgé de 57 ans revenu de Paris via Bruxelles et résidant à Alger. Alors qu’un autre cas, celui d’un homme âgé de 43 ans résidant, rentré d’Arabie Saoudite, avait été confirmé à Blida. Par ailleurs, et pour éviter la transmission et la propagation du virus à l’origine de cette infection, le ministère rappelle certaines règles d’hygiène, notamment le lavage régulier et fréquent des mains, au savon liquide de préférence, plusieurs fois par jour, en rentrant à la maison et avant chaque repas et l’utilisation de mouchoirs jetables pour se moucher, éternuer ou tousser. En outre, le ministère recommande, sauf cas de force majeure, d’éviter de voyager dans des pays à forte endémicité de grippe A/H1N1, soulignant que, dans tous les cas, les voyageurs sont tenus de se conformer aux consignes données par l’autorité sanitaire du pays d’accueil.LE PRÉSIDENT BEN ALI RÉÉLU POUR UN CINQUIÈME MANDAT «Et la caravane tunisienne passe...» 27 Octobre 2009 - Page : 24 Lu 213 fois
C’est la première fois que le président tunisien obtient un score au-dessous de la barre des 90% depuis son accession au pouvoir en 1987.
Le rideau est tombé avant-hier avec la fin des élections présidentielle et législatives en Tunisie qui ont consacré la victoire du parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) et la réélection du président sortant avec une majorité écrasante. Le parti de Ben Ali a, en effet, conservé sa très large majorité avec 75% des suffrages aux élections législatives qui se tenaient en même temps que la présidentielle. Il a raflé 161 sièges sur les 214 du Parlement laissant à l’opposition se disputer les 53 restants. Pour sa part, Zine el-Abidine Ben Ali, âgé de 73 ans, a été réélu pour un cinquième mandat consécutif avec 89,62% des suffrages, selon les chiffres annoncés officiellement hier, par le ministre de l’Intérieur et du Développement local, Rafik Belhaj Kacem. Ce score de 89,62% qui marque un recul de 4% par rapport aux 94,4% récoltés lors du précédent scrutin en 2004, a été différemment interprété par les observateurs. D’abord, c’est la première fois que le président tunisien obtient un score au-dessous de la barre des 90% depuis son accession au pouvoir en 1987. Durant les quatre précédentes présidentielles, le chef de l’Etat avait obtenu plus de 99% des voix à trois reprises, et plus de 94% en 2004. Pour les militants du Rassemblement constitutionnel démocratique qui attendaient un véritable raz-de-marée dans ce scrutin qui leur a été largement acquis, il s’agit presque d’un revers. «L’habitude à la saveur des 90%, enivre et c’est pour cela que psychologiquement nous nous sentons quelque peu frustrés, mais il reste que nous avons gagné et c’est l’essentiel», confie un militant du RCD. La deuxième lecture à faire de cette présidentielle est le score de l’opposition. Les trois concurrents de Ben Ali n’ont pu récolter que 10% des voix. Ce qui est tout à fait «normal» pour les observateurs qui ne se faisaient pas d’illusions. En revanche, la surprise est venue du candidat du Parti pour l’unité populaire (PUP), Mohammed Bouchiha, dont on dit au passage qu’il est l’oncle de la première Dame de Tunisie, Mme Leïla Ben Ali qui laissa sur le carreau le secrétaire général du Mouvement Ettajdid, Ahmed Ibrahim. M.Bouchiha a obtenu 5% des voix, ce qui est en soi un grand exploit. Jamais depuis 1987, l’opposition tunisienne n’a pu obtenir un pareil score qui, toutes proportions gardées, est une «victoire» pour ce candidat au discours pro- Ben Ali. Lors de son dernier meeting de campagne électorale où il a rassemblé environ 500 personnes, il a clairement exprimé son soutien au président sortant pour ses réalisations. «Notre participation à ces élections ne nous empêche pas de saluer les acquis du président Ben Ali», a-t-il déclaré lors de ce meeting. Les observateurs se sont complètement floués puisqu’ils qualifiaient Ahmed Ibrahim de candidat sérieux dont le discours tranche avec l’attitude conciliante des deux autres prétendants à la magistrature suprême du pays. Enfin, pour les médias étrangers, le score de Ben Ali est triomphal et ces mêmes médias restent sceptiques quant au processus de démocratisation en Tunisie malgré la déclaration de Ben Ali selon lequel «l’étape à venir verra l’Etat soutenir davantage les partis politiques, la presse et les médias en général». En réplique, le ministre de l’Intérieur, Rafik Belhaj Kacem, n’a pas été tendre hier lors de l’annonce des résultats officiels en présence de la presse tunisienne et des médias étrangers au siège de son ministère. «Comme tous les pays du monde, quand notre pays est attaqué, on réplique et je dirai que ceux qui nous critiquent sont minoritaires, en revanche ceux qui disent du bien de la Tunisie sont nombreux», a-t-il déclaré. Pour M.Belhaj Kacem, la Tunisie veut construire sa propre démocratie et non une démocratie importée d’ailleurs, «J’entends par notre propre démocratie celle d’un pays où la loi est respectée et les règles du jeu sont respectées», a précisé le ministre avant de clôturer en soulignant que «la caravane tunisienne passe quelles que soient les critiques de ceux qui refusent de voir les côtés positifs de notre pays».
De Tunis-- Brahim TAKHEROUBT
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